Entrainement mental au Judo: La P.N.L.

Publié le par Judo Club Gardanne
















L'IMAGERIE MENTALE au service du JUDO

 

Ce qui entre dans notre cerveau provient de nos sens et ce qui en sort s’exprime sous forme de mouvement, la parole impliquant elle aussi la contraction de plusieurs muscles.
 Le corps humain comprend au moins 600 muscles qui déplacent un squelette de plus de 200 os. Il constitue ainsi un formidable arrangement de leviers et de ressorts dont
la fine mécanique doit être coordonnée par notre système nerveux.


Chez l'être humain, bien que l'élaboration de mouvements volontaires ait atteint un haut degré d'originalité et de précision, il est bon de rappeler que nous conservons
aussi beaucoup de réflexes qui nous facilitent la vie et qui sont apparus il y a très longtemps au cours de l’évolution.


Cependant, même les mouvements volontaires les plus simples sous-tendent des commandes motrices d’une extrême complexité.


Apprendre de nouveaux mouvements demande de la concentration. Mais en s’entraînant, l’exécution de ces mouvements peut devenir complètement automatique. C'est cette
libération de la pensée qui permet au pianiste professionnel de laisser parler ses émotions quand il joue, par exemple. On y parvient en répétant le geste un grand nombre de fois ce qui, avec le temps, va rendre plus efficace les connexions du circuit nerveux sollicitées par le nouveau mouvement.


Mais il semble qu’il y ait une autre façon d’améliorer l’exécution d’un geste à part la répétition pure et simple de ce geste : simplement penser au geste en question ! C’est
 ce que l’on appelle "l'imagerie mentale", qui est une technique de plus en plus utilisée par les athlètes pour améliorer leurs performances sportives.
 

Si le seul fait de se répéter mentalement un mouvement le rend ensuite plus efficace, c’est qu’il semble que le cerveau ne fasse pas une grande différence entre le fait
d’exécuter réellement un mouvement et celui de le visualiser intérieurement.


Rappelez vous les compétitions de descente à skis. Nous pouvons observer les skieurs les bras à l'orizontale et les yeux fermés entrain de "réver" leur course! En réalité
ils s'observent eux-même réaliser cette course en exécutant, par la pensée, les gestes à la perfection afin que le cerveau s'impreigne au maximum de ce qu'il pense juste pour
que ce rêve devienne une réalité.

 
C'est pour celà que certains enfants qui sont plus visuels qu'auditifs apprennent mieux en regardant qu'en écoutant. Mes enfants (Brice & Jason) sont dans ce cas. Si on
rapporte celà à l'école, on ne peut pas les blamer de ne pas écouter les cours en classe car si l'enfant n'écoute pas les cours, c'est parce qu'il SAIT au fond de lui que ce
n'est pas SA bonne manière, puisqu'il est visuel. Les enfants "auditifs" écouteront mieux les cours mais seront moins attentifs aux démonstrations sur le tableau
par rapport aux enfants "visuels". CQFD...



UNE VIDEOTHEQUE DANS LA TETE !!!

Le cerveau sert avant tout à permettre à l’organisme d’agir dans un environnement afin d’assurer sa survie. Or cet environnement est changeant et nos gestes doivent
constamment s’y adapter. Pour apprendre un nouveau geste, on doit le répéter un certain nombre de fois afin de l’encoder dans sa mémoire procédurale. C’est ce qu’on
appelle couramment l’entraînement ou la pratique.


Mais il existe une autre façon d’améliorer l’exécution d’un mouvement une fois que la gestuelle générale a été mémorisée : la simple répétition mentale du mouvement.
Ce procédé, que l’on nomme « imagerie mentale », est couramment utilisé par les athlètes de haut niveau pour aller chercher les précieuses fractions de secondes au fil
d’arrivée. Les skieurs de descente répètent ainsi mentalement tout le trajet de leur course avant d'amorcer leur descente. Ils perçoivent chaque virage, sentent leur corps à chaque bosse et effectuent mentalement les changements de direction appropriés. 


Plus vous pensez à un geste avec un grand nombre de vos sens, plus ce geste sera encré dans votre esprit. Cette méthode sert entre autre aux sportifs blessés qui ne peuvent
s'entrainer physiquement mais qui compensent par le psychique.


Donc, une personne qui s’imagine ainsi en train de faire un mouvement active les mêmes représentations cérébrales que celles qui sont liées à la préparation et au contrôle de
cette action. Plusieurs expériences nous permettent en effet de penser que lorsqu’on imagine une action et lorsqu’on exécute réellement la même action, les régions
cérébrales impliquées sont très similaires.


Ce phénomène de l’action imaginée qui active les mêmes aires cérébrales que l’action exécutée s'étendrait même à l'observation d'une action exécutée par un tiers.
Autrement dit, le seul fait d’observer quelqu’un faire un geste augmente dans notre cerveau l’activité des régions que l’on active normalement quand on fait ce geste.
La découverte des «neurones miroir» est venue, au milieu des années 1990, fournir une base cellulaire à ce phénomène. Ces neurones s’activent lorsque nous voyons se
réaliser la même action que celle dans laquelle ils sont normalement impliqués quand nous faisons nous-même cette action.


Un spectateur qui se concentre en visualisant la gestuelle d'un champion de tennis ou de football a donc une stimulation au niveau cérébral qui correspond parfaitement
aux muscles activés par le joueur qu'il est en train de regarder. Cette stimulation lui permettra, lorsqu'il va jouer à son tour, de retrouver plus facilement les mêmes
mouvements.


On sait aussi que lorsqu'on s’imagine soi-même réaliser une action, c’est le cortex prémoteur qui est particulièrement actif. Lorsqu'on imagine une tierce personne réaliser cette même action, l’activité de cette région s’accompagne de celle du cortex pariétal de l'hémisphère droit. Cette région est justement reconnue pour jouer un rôle
spécifique dans la distinction de soi et de l'autre.


Petit rappel sur les 2 hémisphères:
Chaque hémisphère joue un rôle particulier dans les gestes réflexes ou non.
L'hémisphère GAUCHE gère les gestes réfléchis: Prendre un objet, écrire, etc...
L'hémisphère DROIT gère les gestes réflexes: Si vous tombez en avant, vous mettez automatiquement les mains vers l'avant, sans le vouloir !

 
On peut adopter deux perspectives en imagerie mentale. Dans la perspective externe, on s’imagine comme si on se regardait en vidéo. Cette perspective est donc de nature
 plus visuelle. Par opposition, lorsqu'on voit les événements à travers ses propres yeux, comme si on y était, on utilise alors une perspective interne. Cette forme d'imagerie
sollicite davantage des sensations kinesthésiques, c’est-à-dire les sensations internes des muscles, des articulations et des tendons.


En fait, pour qu’elle soit efficace, l’imagerie mentale doit intégrer les caractéristiques sensorielles pertinentes pour l’action à perfectionner. Un joueur de basket
s’imaginant en train de dribbler va tenter de visualiser le ballon, ses coéquipiers et ses adversaires, il va essayer d’entendre les rebonds du ballon, de ressentir le contact
des ses pieds avec le sol. Les actions plus individuelles comme le plongeon ou le soulèvement d’haltères nécessitent quant à elles d’éprouver toutes les sensations physiques et kinesthésiques liées à ces mouvements. D'où  l'intêret de faire entrer en jeu la plupart des 5 sens que nous avons.


Pour finir cet article avec les capacités de notre cerveau, il faut savoir que l'imagerie mentale aide aussi à supprimer des phobies !!! Oui, il n'y a pas que des sportifs
de haut niveau pouvant utiliser ce genre de technique, je m'explique:

Prenons le cas d'une peur des chiens. Ce qui est intéressant de constater c'est que des personnes n'ont absolument pas peur des chiens et d'autres le contraire. Ce qui
prouve que la peur des chiens n'est pas quelques chose que nous avons dès la naissance mais qui arrive au cours de notre vie. Il s'agit précisemment d'un acte de la vie qui
a généré cette peur. En tant qu'enfant, vous n'aviez pas peur des chiens, mais un beau jour, le chien de la voisine vous mord et PAF, la peur du chien arrive.


Cet évènement est encré dans votre cerveau car vous avez assimilez CHIEN à MORSURE et à DOULEUR. Donc pour vous, le résultat final est PEUR DES CHIENS afin d'éviter de revivre plus tard ces moments de douleurs.


La morsure étant passée depuis de nombreuses années, la peur persiste, c'est qu'effectivement une information se promène dans votre cerveau afin que vous soyez toujours en alerte par rapport à cet évènement.


Le BUT de l'imagerie mentale est de retrouver l'évènement PREMIER, de le détailler par la pensée et de le revivre. Mais c'est LA que çà va changer!!!
Vous allez revivre la scène de la manière qu'il n'y ait plus la morsure. Par exemple, la voisine arrive, attache son chien et en finalité, plus aucune morsure.
Revivez cette scène en détail 1 fois, 2 fois, 3 fois ....... 10 fois !!!!!


A partir de la 7 ou 8ème fois, le cerveau estime que cet évènement n'est pas un pur produit de la pensée mais il s'agit réellement d'un acte qui a été vécu.
Et à ce moment là, vous venez de REMPLACER le mauvais souvenir par le bon et ipso facto, votre phobie disparait, c'est aussi simple que çà.


Les capacités de notre cerveau sont impressionnantes et nous pouvons changer notre vie de manière simple. Le petit HIC dans l'histoire, c'est que nous utilisons (la majorité de la population) 5% de ces capacités !!!


Revenons au judo quand même. Par conséquent, les répétitions à l'entrainement sont indispensables à l'amélioration de notre technique mais l'imagerie mentale permet, elle, de reproduire ces répétitions sans risque de blessure et en ayant un oeil extérieur de manière à pouvoir S'OBSERVER dans le geste.


PS: pour les personnes qui sont très intéressées par ce sujet médical sur l'imagerie mentale, je vous conseille de chercher des informations sur Internet sur ce que l'on appèle la PNL (Programmation Neuro Linguistique) ou alors de m'appeler personnellement au 06.11.88.00.72 et je me ferai un plaisir d'éclairer votre lanterne!


C.S.

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Publié dans Entrainement

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P
Admirable! L'art d'expliquer un sujet complexe d'une manière très simple. Bravo !!!!
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